???? TIASSALÉ [BROUBROU] | SOS pour un non voyant !

Son objectif, recouvrer la vue! Kadjo Levry Augustin supplie toutes les bonnes volontés à lui venir en aide.

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Par TOURÉ VAKABA | Il reste un personnage unique, en l’abri de ce village côtier, discrètement logé dans l’Agnebi-Tiassa ! Certains l’ont surnommé « BBC Â» du nom du vieux média londonien « British broadcasting corporation Â», d’autres, moins inspirés l’appellent par cet admiratif de « AIP Â», (Agence ivoirienne de presse). L’adulte, reclus à domicile, n’arrive plus à effectuer ses travaux champêtres…

Ses proches estiment ironiquement qu’il est le seul à détenir toutes les informations et les scoops, endormis, tapis dans le silence assourdissant du village.

En vérité, Kadjo Devry Augustin, de son nom à l’État civil, est originaire de Broubrou, (23 kms de NDouci, département de Tiassalé, au nord d’Abidjan), est non voyant depuis sa dernière année passée au cours moyen deuxième année, qui l’a vu définitivement éloigné des salles de classe.

Ses deux géniteurs (le père est décédé) croupissent sous le dicta de la pauvreté et personne jusque là n’a jamais osé le conduire au moindre dispensaire, rien que pour lui délivrer les raisons et circonstances cliniques de son mal.

Le village, situé sur les bords du fleuve Bandama, ne bénéficie pas vraiment d’adduction absolue en eau potable mais dispose néanmoins de deux vieilles fontaines qui alimentent largement ses foyers. Le petit comité de gestion des Å“uvres du village, conduit par son chef, a fait profile bas, lui confiant la gestion d’une des fontaines, mitoyenne à sa petite cabane.

 » Mon père est décédé depuis très longtemps, ma mère est encore à mes côtés et peut témoigner. Je n’ai jamais été conduit dans un hôpital pour un quelconque examen clinique. Donc, vous comprenez que j’ignore jusque là l’origine réelle du mal qui me frappe. C’est dans cette absurdité que je vis depuis plus de trente ans. Je supplie mon frère Ngou Dimba Pierre, qui me connais bien, par ailleurs le président du conseil régional de l’Agnebi Tiassa.

(…) J’en profite également pour appeler les associations caritatives ainsi que toutes ces âmes charitables éprises de solidarité et de bien, à penser à moi. J’e ne souhaite pas mourir sans avoir recouvrer la vue. Je vous demande pardon, aidez-moi (…) Â«Â , supplie en pleure, cet adulte qui souffle à peine ses 65 bougies. « Si je ne peux pas avoir la vue, que je le sache au moins ! Â», ajoute-t-il, l’air perdu et désemparé, assis sous un arbuste, la tête posée sur la poitrine.