Côte d’Ivoire | Grève: Famien Gozowli s’adresse aux enseignants d’universités

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Famien Gozowli invite les enseignants d’universités à avoir le sens élevé du concret et de la mesure
Chers Maîtres,
Il n’y a pas de sacrifice de trop pour avoir la liberté et la démocratie. Nous apprenons ce jour que nos maîtres c’est-à-dire les enseignants d’universités, entameront très bientôt une grève illimitée, au cas où les discussions avec le gouvernement n’aboutissent pas.
Premièrement, chers maîtres, vous incarnez pour nous, des références en terme de savoir, et les conséquences de vos décisions rejaillissent irrémédiablement sur nos rendements finaux en notre qualité d’apprenants. Si vous adoptez de mauvaises attitudes, vous ne devez pas être surpris que nous adoptions la même posture, les temps à venir si d’aventure il arrivait que le métier d’enseignant d’université nous incombait pour des revendications corporatistes divers à l’occasion de votre retraite. À partir de cette rapide analyse, nous souhaiterions que dans vos rangs, l’esprit du leadership absolu soit combattu jusqu’au dernier syndiqué. C’est absolument dommage de le constater pour la simple raison que durant la dernière grève dite « illimitée » la relaxe du professeur Johnson avait été curieusement perçue comme unique condition pour la levée d’un mot d’ordre d’arrêt de travail.
Finalement, malgré les pieds de grue, aucune de vos revendications n’avait été sérieusement considérée. Durant tout ce temps précieux perdu, les étudiants que nous sommes, avions subits une pression terrible en vue d’accélérer les cours restés entiers.
Chers maîtres, personne n’est mieux placée que vous autres, pour connaître l’histoire des grandes batailles de cette planète. De la bataille de bastille à la révolution des pieds noirs en Algérie, et la chute récente d’Omar El Bachir en passants par les deux redoutables guerres mondiales, Il y’a eu de grands sacrifices pour donner un sens à ce 21è siècle.
Chers maîtres, nous pensons pour notre part que vous devez engager le vrai combattant, celui qui consiste tout simplement à préparer les générations futures.
Chers maîtres, vous-vous êtes peut-être fixés pour objectif, une certaine année blanche, mais il paraît cependant illogique d’initier des grèves intempestives, inutiles à la limite, qui n’arrivent jamais à terme. C’est de notre avenir qu’il est question ici, donc celui de notre pays, la Côte d’Ivoire.
Chers maîtres, engagez votre lutte de revendication mais soyez avant tout dignes et honnêtes en allant jusqu’au bout, pour enfin mettre fin à ces disfonctionnements que causent vos soulèvements interminables.
Chers maîtres, est-ce-que vous savez que l’un des arguments les plus utilisés par les chefs d’entreprises pour refuser un étudiant de d’université en côte d’Ivoire en quête d’emploi est ceci :
<< LES ETUDIANTS DE L’UNIVERSITÉ NE SONT PAS BIEN INSTRUITS DU FAITE DES NOMBREUSES GRÈVES ALORS ON NE PEUT PAS LES ENGAGER DANS NOS ENTREPRISES>>
Pour terminer, nous pensons que mieux vaut une année blanche qu’une année scolaire sabotée, avec des étudiants mal enseignés et livrés à la hantise des employeurs et d’autres universités d’excellence à travers le monde.
FAMIEN Gozowli,
Président de la Mouvance Panafricaine Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire-MPESCI©