Republican presidential candidate Donald Trump (R) autographs the chest of a woman at his campaign rally in Manassas, Virginia December 2, 2015. Republican presidential front-runner Trump said on Wednesday his plan for combating Islamic State militants involves targeting not just the group's fighters but also their families. REUTERS/Gary Cameron TPX IMAGES OF THE DAY - RTX1WXC1
Dans un long entretien au « New York Magazine », la journaliste âgée de 75 ans, assure que le président américain l’a violée dans une cabine d’essayage, il y a vingt-trois ans. Ce que nie l’intéressé.

Dans cet article, la chroniqueuse pour le magazine Elle et auteure du livre Pourquoi avons nous besoin des hommes ? Une propositionmodeste revient sur six moments de sa vie où elle a été agressée par des hommes. L’un de ces moments concerne le président américain, affirme la journaliste au New York Magazine, posant en couverture avec « la tenue que je portais lorsque Donald Trump m’a attaquée ».
Une agression dans une cabine d’essayage
Les faits remontent à la fin de l’année 1995 ou au début de l’année 1996. Elizabeth Jean Carroll, se trouvant alors dans le magasin Bergdof Goodman à Manhattan, relate qu’elle voit entrer Donald Trump, qui souhaite acheter un cadeau pour une femme. L’homme d’affaires new-yorkais demande à la journaliste, qu’il surnomme « la femme qui donne des conseils », de l’aider dans cette recherche. Elle accepte, et tous les deux se dirigent vers la section du magasin dédiée à la lingerie.
Donald Trump propose alors à la chroniqueuse d’essayer des sous-vêtements, rapporte Elizabeth Jean Carroll. Celle-ci refuse et lui propose, en plaisantant, de l’essayer lui-même. Une fois dans les cabines d’essayage, la journaliste assure que le magnat de l’immobilier la pousse contre un mur. Il baisse ses collants, et « pousse ses doigts autour de mes parties intimes », affirme l’auteure. « Il a ensuite poussé son pénis à moitié – ou entièrement, je ne suis pas sûre – en moi », assure-t-elle.

Comme le rappelle le New York Magazine, Elizabeth Jean Carroll est la 16e femme à accuser Donald Trump de harcèlement et d’agressions sexuelles. La chroniqueuse affirme avoir évoqué ces faits avec deux amis il y a vingt-trois ans. L’un d’entre eux lui a assuré que Donald Trump l’avait violée, et qu’elle devait donc porter plainte. L’autre lui a au contraire conseillé de « ne le dire à personne et d’oublier ». « Il a 200 avocats, il va t’enterrer », a-t-il déclaré, selon la journaliste. Interrogée, la Maison Blanche évoque une « histoire complètement fausse et irréaliste, qui refait surface vingt-cinq ans après pour nuire à l’image du président ».
« Je n’ai jamais rencontré cette personne de ma vie »
Le président américain a aussitôt réagi dans une déclaration écrite. « Je n’ai jamais rencontré cette personne de ma vie, a-t-il déclaré. Elle essaye de vendre un nouveau livre. Cela devrait vous faire comprendre quelles sont ses motivations, cela devrait être vendu au rayon fiction ».
