Côte d’Ivoire | UE | Que retenir de la riposte expéditive du Ministère ivoirien des Affaires Étrangères?

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On s’y attendait, et c’est chose faite! Le Gouvernement ivoirien ne pouvait somnoler sur ce courrier aux allures de réquisitoire, adressé aux autorités ivoiriennes, par l’Union européenne, pour leur rappeler ce qui n’aurait pas pu bien marché durant leur <<concubinage>>. En effet, la boutade est venue du ministère ivoirien des affaire étrangères, qui se délecte, à plume inspirée, au moyen d’une note officielle en date du 08 août 2018, soit une semaine après le clash, de dire à l’Europe, que la Côte d’Ivoire désapprouvait l’ensemble de leurs dénonciations, manifestement en marge avec la réalité.

Qu’est ce qui n’a vraiment pas marché entre les deux copains, quand on sait que tout avait bien commencé ? Pour rappelle, les premières enveloppes baptisées Programme Présidentiel d’Urgence, (PPU), date, depuis la <<galère>> du golf hôtel d’Abidjan. Comme motif, la requête des nouvelles autorités consistait à remettre, rapidement le pays d’appoint, dès la prise de fonction du nouveau gouvernement. La gestion de ce pactole placé sous la comptabilité directe d’Amadou Gon Coulibaly, Fidèle parmi les fidèles du Président Ouattara, aurait fait grincer des dents, au termes de son utilisation <<bizarre>>. Tout commence donc à ce stade précis. S’en sont suivis alors plusieurs autres, que l’Europe, au moyen de sa délégation locale n’a cessé de dénoncer, discrètement, au nom de l’intimité diplomatique. <<Mais, il faut dire que de tout ça, que rien n’a concrètement changé. Je dois indiquer, de sources sûres, que la délégation a de tout temps informé ses mandants européens du fait que l’interlocuteur ivoirien était très arrogant et manquait d’ouverture. Comment pouvez-vous refuser la transparence à celui qui vous permet de vivre et d’exister? Tout était sapé et opaque. Il s’agit de l’argent du contribuable européens. Il faut pouvoir rendre compte de l’utilisation qui en a été faite, c’est une logique n’est ce pas?…>>, explique Drapo Christopher, expert comptable.

<<Comment pouvez-vous comprendre qu’un PCA d’une société d’État puisse puiser dans les caisses de sa structure, avec la complicité de son DG et du DAF, plus de 50 millions pour s’acheter sa voiture de service, alors que les règlements prévoient entre 15 et 20 millions? Et c’est ainsi, jusqu’au sommet, si bien que personne n’ose dénoncer. Pour sa propre sécurité, l’auditeur, qui subit des pressions, de la par de surcroît, de ses mandataires, est obligé de passer dessus. C’est hallucinant!>>, a t-il ajouté.

En clair, l’Union Européenne semble ne pas admettre ce type de gestion, qui n’honore nullement ses auteurs, qui ont pourtant remuer terre et ciel, pour justifier leur sincérité et bonne foi , en matière de bonne gouvernance et de politique générale.

AGMN