AFFAIRE CRIMINELLE | CÔTE D’IVOIRE [AHOUNIASSOU-DIMBOKRO] Une sulfureuse affaire d’arnaque portant sur 361 millions FCFA alimente les conversations

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PROJET DE CONSTRUCTION D’UN LYCÉE TECHNIQUE PROFESSIONNEL AGRICOLE

LA PURGE DE LA COMMUNAUTÉ VILLAGEOISE S’ÉVAPORE ENTRE ABIDJAN ET LE N’ZI

La Ministre Kandia Camara attend toujours des explications…

Malgré les efforts d’hercule du président de la République et l’ensemble de son Gouvernement, à faire de la Côte d’Ivoire, une référence en terme de qualité et de Bonne Gouvernance, des citoyens lambdas et fonctionnaires peu orthodoxes, il en existe encore, pour tirer au rabais, voir noircir au charbon, tout ce sacrifice, obtenu de hautes luttes et de fortunes diverses…

…Début 2017, il plaira à l’État de Côte d’Ivoire, de porter son choix sur Dimbokro, chef lieu de région du N’zi, pour y héberger un lycée Technique, Professionnel Agricole; le but étant de faire de cette ancienne boucle du cacao, la plaque tournante de la filière agricole, et à l’occasion, booster son développement…voir créer des emplois.

Très vite, les démembrements techniques, locaux, du Gouvernement, logés dans la région, avec à leur tête le Gouverneur, se mettent en branle.
L’objectif étant de trouver, aux pas pressés, un périmètre, à mesure, techniquement, de recevoir cet établissement d’excellence.

Au bout d’une étude technique de terrain, la chance tournera à l’avantage de la communauté villageoise d’Ahuniassou, bourg situé à seulement trois (3) km de la ville de Dimbokro, pour recevoir le <<trophée>>.

Le nommé Anoh Clothaire, Directeur Régional de l’agriculture, est la première personnalité à fouler le sol du village et faire en effet corps avec le dossier et la chefferie coutumière locale.

<<Il a expliqué que le Gouvernement souhaiterait ériger un établissement de formation agricole sur nos terres…et je n’y ai trouvé aucun inconvénient…>>, raconte nana N’gatta N’dri, chef du village d’Ahouniassou.

Avant de poursuivre, <<…les choses sont allées plus vite et il était question que nous trouvions un interlocuteur crédible, aux fins d’agir en notre nom, durant les opérations de purge. Et c’est ainsi que j’ai fait confiance à notre compatriote Kouamé N’guessan Philippe, dit Abass, pour assurer ce rôle…et un matin, celui-ci est passé me voir à domicile pour m’apprendre que le Gouverneur souhaiterait que je lui remette une copie de mon arrêté de nomination, afin de bétonner son dossier…C’est ce que j’ai fait. Plusieurs jours d’après, ils sont retourner me rencontrer au village et m’ont informé que notre purge s’effectuerait à hauteur de 108 millions FCFA…>> s’est il expliqué.

À terme, le sieur Kouamé N’guessan Philippe doit récupérer l’enveloppe et la ramener à ses mandants…telles étaient les closes du contrat qui le liait à la chefferie coutumière.

Mais, curieusement, l’homme a fait déposer le chèque sur son compte personnel logé dans une des agences de la Société Générale de Banque [SGBCI], domiciliée dans la commune de Treichville, et s’est par la suite permis, de rentrer tranquillement à Dimbokro, bredouille, dans un silence assourdissant.
N’ayant pas de ses nouvelles, le chef tentera d’entrer en contact avec l’intéressé…en vain. C’est ainsi que l’autorité coutumière se tournera vers le Gouverneur (Préfet de région), pour en savoir d’avantage sur une affaire de purge devenue bizarre.

<<…votre purge est faite. Adressez vous à votre représentant…>> s’est vu dire au chef par le Gouverneur.

N’étant pas encore au bout de ses peines, il part reprendre langue avec Kouamé N’guessan Philippe, au moyen d’appels téléphoniques, qui lui rétorque ne plus jamais parler de cette <<affaire>>, sans la présence de son avocat.

Cette boutade d’Abass, est aussitôt perçue par le chef et une partie essentielle de ses sujets, comme un épouvantable <<tremblement de terre>>.

<<Cette terre est celle de mes ancêtres, et je n’est vraiment pas de compte à vous rendre>>, dixit l’accusé, en réponse aux vociférations de la partie adverse qui n’attend pas voir les choses s’arrêter là…
…et les réactions ne se feront pas attendre!

De file à aiguille, plusieurs informations circulent et parviennent au villageois.

<<Kouamé N’guessan Philippe et comparses, ont réellement empoché 361 millions et non 108 millions et de nombreuses personnalités n’en sont pas indifférentes>>

Des allégations d’une extrême gravité, difficile à vérifier.

Dans la foulée, deux plaintes, dont une première en date du 22 Mars, émanent de la <<Mutuelle de développement économique et social d’Ahouniassou>>, ainsi qu’une seconde rédigée par nana N’gatta N’dri, chef dudit village, en date du 26 Mars, sont manifestement toutes adressées au Procureur de la République, près le Tribunal de Dimbokro, avec un objet unique: récupérer l’argent de la communauté, des mains de Koaumé N’guessan Philippe, alias Abass, et le mettre à disposition de la communauté villageoise d’Ahouniassou.

Convoqué pour être entendu ce lundi 09 Avril à 10 h à la brigade de Gendarmerie de Dimbokro, l’accusé s’est excusé, prétextant être <<malade>>…c’est du moins ce que nous a expliqué le commandant de brigade, à l’issue d’un entretien dans l’après-midi du même jour.

La seconde plainte qui est imputée au commissariat de Police de la même ville, devra pouvoir, quand à elle déterminer également, le degré de responsabilité de chaque partie, avant leur possible traduction devant la Justice qui appréciera.

<<Je pense que les choses se sont déroulées dans les règles de l’art. Je ne souhaite pas partir à la retraite sur une note comme celle là, franchement…>> rétorque le Préfet de région, au moyen d’un entretien cordial avec notre envoyé spécial, dépêché dans la région du N’zi.

<<Aussi paradoxale que cela puisse paraître, les autorités municipales n’ont guère été associées au processus. En claire, il n’y a jamais eu d’enquête de comodo et d’incomodo…>>, rétorque G.H, un témoin, encore sous le choc.

Cette allégation est balayée du revers de la main, par le Gouverneur, qui atteste que <<des rencontres techniques qui ont eu lieu entre les autorités municipales et des responsables locaux des ministères de l’agriculture et de l’éducation nationales, de l’enseignement technique, ont été sanctionnées par des notes écrites qui existent bel et bien…>>

À la date du 12 Décembre 2017, le <<collectif des cadres, travailleurs et ressortissants>> d’Ahouniassou, avait saisi la Ministre de tutelle, Kandia Kamissoko Camara, pour lui porter les faits.
Au moyen d’une notre réponse en date du 22 Décembre 2017, et adressée au Préfet de région du N’zi, Préfet de département, celle-ci, réclame des explications lumineuses au premier responsable administratif de la région.

Interrogé sur cette rubrique, le Gouverneur de la région du N’zi, explique avoir répondu à cette correspondance de la Ministre…et d’ajouter que le <<débat est clos>>.

Vivement la clarification de ce dossier, qui met une fois encore le Gouvernement Gon, dans une posture inconfortable…

Africa Gouvernance et Medias News [Envoyé Spécial dans le N’zi Comoé]