Côte d’Ivoire | Zibrabi invite le régime Ouattara à la table de la démocratie

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Norbert Gnahoua Zibrabi, journaliste, patron de presse, disciple du Président Laurent Gbagbo

« Gossio Marcel était un frère. Son militantisme au Front Populaire ivoirien ne souffrait d’aucune suspicion. Il était un bosseur et a contribué à faire avancer le pays. Au décès de Mamadou Ben Soumahoro, un autre ami, il m’a beaucoup consolé. Marcel était un homme bon et accompli. La preuve, alors qu’il travaillait aux côtés d’Affi N’guessan, vous avez constaté que tout le FPI s’est retrouvé comme un seul homme pour saluer la mémoire de l’homme. C’est cela aussi la force mentale du FPI », explique Norbert Zibrabi Gnahoua, Fidel parmis les fidèles de l’ancien chef de l’État, Laurent Gbagbo.

 » Mon amitié avec Gbagbo ne date pas d’hier seulement. C’est avant même la naissance du FPI. Et comme l’histoire est fidèle, nous avons passés l’essentiel des derniers instants du pouvoir, en sa compagnie et en sa résidence présidentielle à Cocody.

Concernant la division en deux morceaux du Front populaire ivoirien, Norbert Zibrabi Gnahoua est sans équivoque.  » Je ne suis ni Fpi de la droite, ni Fpi de la gauche. Je suis tout simplement militant du Fpi. Peut-être à la seule différence que Laurent Gbagbo, reste mon Président. Aujourd’hui, son épouse Simone Gbagbo est libre de tous mouvements. Alors qu’elle était vice-présidente du parti, je ne voit pas de raison de ne pas travailler à ses côtés. Nos militants et sympathisants doivent comprendre une fois pour toute que nous avons intérêt de nous unir et de reconquérir le pouvoir d’État.Le FPI, contrairement à vos affirmations n’est pas en deux morceaux. Il demeure un et indivisible… »

 » Aujourd’hui, le pays est à la croisée des chemins. La méfiance et la peur se sont à nouveau emparées de nos concitoyens. La classe politique est complètement désagrégée et hors de contrôle. Partant de cette analyse, je voudrais surtout inviter la majorité présidentielle au pouvoir, de faire preuve de raison et de retenue. Elle doit au contraire travailler à l’ émerge d’ une véritable opposition et nom d’affaiblir celles-ci. Ce n’est pas cela faire la politique. Lorsque nous étions opposants avant d’arriver au pouvoir, nous avions accepté les règles du jeu démocratique et nous avons fait la prison. C’est cela la maturité politique et non une faiblesse. Diviser pour régner me semble un peu médiocre. Le régime doit accepter de se contenter et de travailler avec ses propres ressources, que d’étouffer les voix de tous ceux qui ont la possibilité de critiquer ou dénoncer publiquement les nombreuses déviations que nous constatons malheureusement tous les jours », dixit notre interlocuteur, qui estime que le pays a fortement régressé en terme de démocratie et des droits de l’homme.

« Je reviens très bientôt avec  » L’oeil du peuple « , mais cette fois, en ligne, et je pense que les démocrates  ivoiriens réserveront un accueil triomphal à ce journal qu’ils ont tant aimé », conclu Zibrabi.

L’homme fait partie des précurseurs de la presse libre en Côte d’Ivoire. Il a toujours été présent, là où le Front populaire ivoirien (FPI) a toujours été. Laurent Gbagbo est sa référence, en terme de lucidité et de combat politique. Norbert Zibrabi Gnahoua, journaliste et Directeur de publication du premier groupe de presse privé en Côte d’Ivoire, au moyen duquel il avait pu engendrer « L’œil du peuple », et « l’œil du peuple au quotidien », a été emprisonné à deux occasions. D’abord à la naissance du Fpi, ensuite, après la crise post électorale de 2010. Deux fois prisonnier politique, le Journaliste est un homme aguerri et politiquement averti.

Norbert, comme l’appellent ses proches, est issu du canton Gnalégribouho, à Gagnoa, chef lieu du Goh.

Résolument séparé de tout projet de revanche, l’Ivoirien invite chaque ivoirienne et chaque ivoirien, à faire preuve de maturité et de raison, en vue de privilégier uniquement l’intérêt de la Côte d’Ivoire.