Mardi 09 Octobre, il est 11h, lorsque le Centre de Santé Thérèse Haury, sis dans le village d’Adiopodoumé au km 17, reçoit la visite de deux individus prétextant être des agents de la Compagnie ivoirienne d’électricité. Tous vêtus d’attributs vestimentaires relevant de l’entreprise, un d’entre les deux, prénommé Asséké, explique être venu rencontrer un membre de l’administration. Aussitôt il se fera expliquer que l’administration «est fermée» et que «le patron est en déplacement». Au retrait des deux hommes, le petit personnel, les malades, ainsi qu’une femme en instance d’accouchement, qui venait d’y être admise, se rendront compte d’une rupture brutale d’électricité. «A les voir, rien ne pouvait présager d’une rupture soudaine de la fourniture d’électricité…», raconte dame N’Guessan Julie, infirmière de son état. Des propos qu’attestent la caissière ainsi que le vigile, qui n’en reviennent toujours pas. Les minutes qui suivent, les deux personnes pointent à nouveaux et tendent au vigile, Sanogo Ben Mohamed, une convocation sur laquelle il est inscrit en gras, que les responsables sont priés de se «rendre avant 15h du même jour, à l’agence CIE de Yopougon Niangon Lokoa, pour le paiement d’une ardoise de 300 milles fcfa, au risque d’être privé d’électricité». Plus tard, lorsque le personnel se rend à la niche pour comprendre le mobile d’une telle situation, il réalisera que le compteur à «été arraché de son tableau… «ce que ne dit pas pourtant la convocation dont la mise en demeure courait jusqu’à 15h… mais là, il n’est que 11h. En plus, les deux individus se sont qualifiés à faire sauter le cadenas, ce qui apparaît comme une infraction d’une extrême gravité. Mon plateau technique a été endommagé et saboté…notamment des appareils hyper sophistiqués logés au bloc opératoire ainsi que le circuit électrique désormais impuissante, sur l’ensemble de nos unités…qui ne fonctionnent plus à 100%. Les dégâts ne sont pas que matériels, ils sont surtout, d’ordre moral. La réputation de notre clinique et notre honneur sont fortement engagés. C’est inadmissible! J’ai donc décidé de poursuivre la Compagnie Ivoirienne d’électricité. Un huissier s’est transporté sur les lieux et à pu faire l’amère constat. Des journalistes aussi! Nous iront jusqu’au bout, l’objectif étant d’empêcher que de tels cas ne se reproduise à l’avenir…», rétorque Docteur G.G, Président Directeur Général du Centre Thérèse Haury d’Adiopodoumé, qui prends par ailleurs à témoin, l’opinion nationale et internationale.
Notons par ailleurs que jusqu’à 14h du même jour, les services comptables du centre avaient rapidement réussi à éponger le contentieux, au moyen d’un cheque qui pouvait être encaissé aussitôt. C’est sur la pointe des pieds que les deux agents sont revenus visiter la niche, pour rétablir le courant…«mais juridiquement trop tard, les dommages sont d’une ampleur tel que, seule une action en justice, aura qualité d’apprécier», note un juriste. «Nous sommes informés de la situation, mais attendons nos avocats, prendre le contrôle de ce dossier », a indiqué le Directeur régional, via son assistante. « Les faits sont manifestement trop graves», a par contre martelé M. Gama, responsable technique de l’agence CIE de Niangon Lokoa.
Le centre Thérèse Haury d’Adiopodoumé est une organisation non gouvernementale à but non lucratif, qui travail essentiellement dans la santé et dont le social reste l’unique façon de voler gratuitement au secours des plus vulnérables.

 

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AGM News

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