Côte d’Ivoire | Pénurie d’eau: Assalé Kouassikro croupit sous le poids de la soif!

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Tous les ans, à l’approche des fêtes de fin d’année qui marquent la célébration des ignames chez les Agni Ahua, l’eau ne coule pas dans les robinets et ce, depuis bientôt trois mois. Cette année encore, la situation à Assale-Kouassikro s’illustre plus inquiétante. L’eau courante pourtant jugée portable au détriment des eaux de puits et des pompes, a étrangement cessé de couler.

Situation sommes toutes dramatique, dans un pays qui s’autoproclame émergent

«Depuis 2012, le château d’eau fonctionnait normalement et comblait toute la population. En 2017, face une pénurie d’eau accrue, la sodeci était dans l’obligation de souffler le château, et lorsqu’on souffle celui-ci, cela signifie qu’il n’est plus fonctionnel. Normalement, Pour remplir 50 m3 d’eau il faut 1h ou 1h30 de patience, une fois les réserves remplies, on peut satisfaire toute la population. Mais aujourd’hui, il faut attendre 2 à 3 jours avant que le château ne remplisse» explique Adje Gabin, agent sodeci local.

SOS pour Assalé Kouassikro!

L’eau des puits et de barrage causent à la population plusieurs maladies mettant ainsi en péril leur santé.
«Les pathologies liées à l’eau impropres sont entre autre des cas de diarrhee, de dysenterie et souvent des cas rares de bilharziose. Nous exhortons les autorités à trouver une solution afin d’éviter les maladies » a signifié Adrein N’guessan, l’infirmer du centre de santé rural du village. Le rendement scolaire est également menacé par ce phénomène qui prend désespérément de l’ampleur.
Pour le Directeur de l’école primaire Assalé -Kouassikro, Allou Klé, ce problème crucial peut avoir des impacts négatifs sur le rendement scolaire des élèves car ne pouvant pas se laver convenablement, ceux-ci peuvent contracter certaines maladies et perturber l’activité scolaire.

«C’est une situation qui ne nous arrange pas, nous avons des difficultés à vivre, nous prenons notre douche, à peine une fois par jours, ce qui est anormal »
Face à ce problème, les femmes qui ont la lourde charge de remplir les bassines chaque matin expriment leur ral-le-bal.
« Nous sommes fatiguées, chaque jour, nous sommes obligées de lutter avec les cordes de puits avec nos bébés au dos, nous voulons un changement » ont-elles affirmé.
Pour y remédier, le conseil régional dans son programme triennal a mis en place un forage qui n’est pas raccordé au château.
«Une fois le forage construit par le conseil régional du Moronou est raccordé, le village n’aura plus de problème d’eau, à l’inverse, on sera obligé de procéder à un délestage, c’est-à-dire diviser le village en 4 quartiers et satisfaire la population de façon subséquente» a réaffirmé Adje Gabin, l’agent local de la sodeci.
N’est -il pas utile de réparer les pompes villageoises et les utiliser en cas de manque d’eau ?

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