En dépit de l’existence d’actes domaniaux dont ils sont régulièrement detenteurs, 173 acquéreurs, clament avoir été «injustement Spoliés de leurs parcelles». Un entrtien avec la presse qui a eu lieu samedi à Yopougon, a clairement révélé que le site d’un volume de 14 ha, et logé au Banco Nord, extension 2, entre la Maison d’arrêt et la forêt classée du Banco, fait l’objet d’un conflit interminable qui se déroule dans le silence, et depuis plusieurs années, entre la mairie de Yopougon et 173 acquéreurs recensés.
C’est au moyen d’une opération de lotissement intitulée «Lotisselent d’Andoh Kegba Jacques», commune de Yopougon, de la circonscription foncière de Niangon Lokoa, que les nombreux bénéficiaires avaient souscrits, avec le seul espoir d’acquérir un toit, et assurer leur dignité.
Pour ce faire, une action que ces gens avaient collectivement intentée en justice contre des squatters qui occupaient illegalement les lieux, leur avait permis d’avoir accès à la totalité de la dite superficie, lorsque à leur grande surprise, le conseil municipal les empêchera d’effectuer sa mise en valeur.
Pour l’exécution des travaux, rappelle dame Nani, «les employés issus de la mairie de Yopougon s’étaient, pour la circonstance, fait assister par des techniciens issus du Bureau National d’études techniques (BNETD), soutenus par un petit détachement de forces de l’ordre, afin de pouvoir effectuer les premières fouilles qui ont permis la montée des premiers murs, la clôture notamment».
«À la date d’aujourd’hui, 70 % de l’espace a été mise en valeur, selon la seule volonté du Conseil municipal, sous le commandement du maire Adama Bictogo», se plain un autre aquerreur manifestement remonté.
Le 07 mai dernier, témoigne dame Soumaré, « une cérémonie de pose de première pierre a eu lieu sur le site, et à cette occasion, le maire avait indiqué qu’il était question de construire des logements sociaux qu’il donnerait gracieusement aux veuves. Comment alors, veuve que je suis, on peut me spolier de mon bien au bénéfice d’une autre veuve ? Néanmoins, grâce à notre insistance à rencontrer le maire, nous avons été reçus par son secrétariat. C’est ainsi qu’officiellement saisi, le maire confiera le dossier conflictuel à son responsable du service juridique. Nous leur avons apporté toutes les pièces qu’on nous avait exigés», se rappelle t-elle.
«C’est après des enquêtes menées par ce service rattaché à la mairie, que nous avons été reçus à une rencontre avec le maire. Celle-ci avait été élargie aux chefs des communautés villageoises de Kouté, d’Andokoi et des acquéreurs», se souvient dame Soumaré, qui reste notamment porte-parole des acquéreurs.
«Il avait été conclu à cette occasion qu’il n’y avait ni problème sur l’arrêté d’approbation, ni sur les ACD». Conclu t-elle.
Le premier magistrat de la commune ne comprenant rien, exigera alors la présence des responsables du ministère de la construction à une prochaine rencontre qui n’aura jamais lieu.
Ces autorités en charge de l’urbanisme et des questions domaniales n’ayant pas répondu à la convocation qui leur avait été adressé. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, au lieu de 7 ha, comme le revendiquait la précédente équipe municipale, le conseil actuel revendique plutôt 12. Reste 2 ha sur 14 pour 173 acquéreurs, tout aussi erecuperable.
Désemparés, et ne sachant plus à quel saint se vouer, les intéressés restent dubitatifs. Les victimes prévoient activement un siting très bientôt sur les lieux.
Vivement des clarifications objectives pour départager les parties.
.
